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    Société & enjeux de société
    1 septembre 2025

    Séisme meurtrier dans l’est de l’Afghanistan : plus de 2 000 morts

    Publié le 9 décembre 2025

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    Le fait

    Dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2025, un séisme de magnitude 6 frappe l’est de l’Afghanistan, près de Jalalabad, dans la province de Nangarhar. Selon les bilans consolidés début septembre, plus de 2 200 personnes ont été tuées et plus de 3 600 blessées. Au moins 6 700 maisons sont totalement ou partiellement détruites et près de 500 000 personnes sont affectées, dont plus de la moitié d’enfants. Les autorités talibanes, débordées, demandent une aide internationale d’urgence pour le logement, la nourriture, les soins et l’eau potable.

    Contexte

    L’Afghanistan est l’un des pays les plus vulnérables aux catastrophes naturelles, alors même que ses infrastructures, son système de santé et son économie sont exsangues après des décennies de guerre. Depuis le retour au pouvoir des talibans en 2021, une partie de l’aide internationale a été suspendue ou réorientée, ce qui limite la capacité de l’État à répondre à ce type de crise. Ce séisme intervient après d’autres tremblements de terre meurtriers en 2022 et 2023, sur fond de pauvreté massive : plus de 90 % de la population vit sous le seuil de pauvreté selon certaines estimations.

    Enjeux & débats

    D’abord, vous pouvez vous demander ce que révèle ce séisme sur les inégalités face aux catastrophes naturelles. Un séisme de magnitude comparable n’a pas les mêmes conséquences dans un pays riche équipé de normes antisismiques strictes et dans un pays comme l’Afghanistan, où beaucoup de maisons sont en terre crue et où les services de secours manquent de moyens. Cela vous invite à interroger la notion de vulnérabilité : qui paie le prix humain des catastrophes, et pourquoi ? Les chiffres – plus de 2 200 morts, près de 500 000 personnes touchées – montrent que l’aléa naturel se transforme en catastrophe surtout lorsque la société est déjà fragilisée. Ensuite, il y a un enjeu politique et moral pour la communauté internationale. Même si beaucoup de pays contestent la légitimité du régime taliban, les organisations humanitaires rappellent qu’un enfant blessé ou déplacé n’est pas responsable du pouvoir en place. Vous pouvez vous interroger : jusqu’où les sanctions et l’isolement diplomatique doivent-ils aller lorsque, concrètement, ils compliquent l’acheminement de l’aide ? Faut-il conditionner l’aide à des engagements des talibans sur les droits humains, au risque de retarder les secours, ou considérer l’aide humanitaire comme inconditionnelle ? Enfin, ce séisme pose la question de la mémoire et de l’attention médiatique. Les premières images font la une pendant quelques jours, puis l’actualité mondiale passe à autre chose, alors que la reconstruction prendra des années et que l’hiver arrive rapidement en zone de montagne. Vous pouvez vous demander si nos sociétés ne souffrent pas d’une « fatigue de la compassion » : comment maintenir l’intérêt pour des crises récurrentes dans des pays déjà touchés par la guerre et la pauvreté ? Et en tant que futur citoyen, comment pouvez-vous rester informé et lucide sur ces drames sans vous résigner ?

    Données clés

    • 1Magnitude : séisme de magnitude 6 près de Jalalabad, dans la province de Nangarhar.
    • 2Bilan humain début septembre : plus de 2 200 morts et plus de 3 600 blessés.
    • 3Logements : environ 6 700 maisons totalement ou partiellement détruites.
    • 4Population touchée : près de 500 000 personnes affectées, dont environ 260 000 enfants.
    • 5Contexte : pays déjà frappé par la pauvreté massive, les sanctions et des séismes meurtriers en 2022 et 2023.

    Angle concours

    Cette actualité illustre très bien l’idée que les catastrophes dites « naturelles » sont en réalité le produit de la rencontre entre un aléa physique et des vulnérabilités sociales et politiques. Dans une copie, vous pouvez l’utiliser pour montrer que les inégalités de développement se traduisent aussi en inégalités face aux risques : normes de construction, secours, assurance, filets sociaux. Elle permet aussi d’aborder le rôle de l’aide internationale et les dilemmes éthiques posés par l’assistance à un pays dirigé par un régime contesté. À l’oral, c’est un exemple concret pour parler de la solidarité internationale, de la résilience des sociétés et de la façon dont les médias traitent différemment les catastrophes selon le pays concerné.

    Question d'oral possible

    "Que nous apprend ce séisme afghan sur les inégalités face aux catastrophes ?"

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